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Newsletter n°2 – 30 septembre 2004

L’installation

Toute notre vie tient dans 6 sacs bourrés à craquer, qu’il faut maintenant vider !

Jeudi 2 septembre

En me réveillant, j’ai vraiment le sentiment d’être une princesse. Il est très tôt : 6h et demi, le corps n’ayant pas encore eu le temps de se remettre à l’horloge marocaine (Il y a deux heures de moins ici). Tout est calme, je fais le tour de mon domaine, et les filles ne tardent pas à se lever non plus.

Toute la journée est consacrée au rangement. Les filles ont opté pour une troisième chambre, et il semblerait qu’elles s’y tiennent. Je commence donc par ranger leurs affaires, et je continue avec les miennes.  Ensuite, nous partons chez Marjane, le Auchan local, histoire de remplir un minimum notre frigo et nos estomacs…

Pas sûr... La consommation et la pub aux portes du désert

Ah ! Marjane ! Tout un roman… C’est un mélange de consommation européenne et de tradition marocaine. On ne trouve pas de tout, mais on trouve des choses étranges. Ils remplissent les rayons de produits qui sont les mêmes sur des mètres et des mètres. Ils privilégient la quantité sur la diversité

Les deux produits phare de l’alimentation moderne : le saucisson halal et la vache qui rit (ou kiri)

C’est très rigolo de voir comment les marocains font l’apprentissage des grandes surfaces. Dans tous les rayons, il y a au moins une ou deux filles qui propose(nt) la " promotion du jour " (sur l’eau, les bonbons, les piles) ; comme s’il fallait un peu garder l’esprit " souk ", même chez Marjane !

On y croise d’ailleurs deux mondes bien distincts : certains vieux, qui ont l’air perdus dans le rayon automobile, et qui errent lentement ; et les marocaines hype, qui savent ce qu’elles cherchent et font les courses avec détermination et habitude.

Le passage délicat, c’est la caisse. Comme tout ici, ça se fait lentement. Pas question de rendement, ni de service au client. " le client est roi " reste à apprendre par la caissière ou le vendeur de poisson, qui peut rester 5 minutes à discuter le bout de gras avec une collègue.

Une marocaine-suisse qui se trouvait devant moi à la caisse à tancé la caissière en lui disant qu’elle n’avait pas que ça à faire, et qu’il fallait qu’elle n’oublie pas que son boulot était de satisfaire le client (texto), ce qui n’a eu, bien entendu, aucun effet sur la caissière en question.

Tous les employés ont des badges, tous les employés sont ultra occupés, et aucun employé ne sait renseigner le client. Ce qui n’empêche pas l’employé en question d’envoyer son client se perdre à l’autre bout du magasin, où le client demandera à un autre employé qui répondra par un signe de tête négatif navré.

Heureusement, ce qu’on ne trouve pas chez Marjane, on le trouve encore au souk. Le souk, ce n’est pas forcément les ruelles pour les touristes. Les marocaines y achètent tout ce dont elles ont besoin pour la vie courante. J’ai donc trouvé au souk (et pas chez Marjane) : des réveils-matin avec des aiguilles, un nécessaire à couture, le matériel pour le hammam etc…

Le soir, Saïda nous a fait un tagine de légumes, et nous a promis un couscous pour demain. Ca commence mal, le régime, il faut vraiment que je trouve une solution.

Saïda, l’ennemie jurée de ma taille 38…

Je m’écroule encore la nuit venue, on est contents de se retrouver tous les quatre, une fois Saïda partie.

 

 

 

Fin de la newsletter n°2… A bientôt !

 

 

Si jamais vous ne vouliez pas la suite, envoyez moi ce mail à l’adresse [email protected] :

" Merci Isa, mais ton récit ne me passionne pas plus que ça, ne m’envoie plus ta newsletter ! "

(Il n’y aura aucun problème, soyez certains que je vous rayerai à vie de ma liste d’amis…)

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