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Newsletter n°12 – 30 novembre 2004

La fête (3/3)

Résumé des épisodes précédents : Les filles en pleurs, moi énervée, le tout dans un froid de canard, nous nous couchons…

Réveil le lendemain un peu tendu, mais Khadija me dit bonjour, et je n’ouvre donc pas les hostilités. Nous petit-déjeunons, et je me demande quand je pourrai prendre ma douche, et changer les filles (elles ont Sali (euphémisme !) leurs pantalons, et je les ai laissées en pyjama, me disant que ce n’est que pour une heure ou deux… eh ! eh ! eh ! Chose à savoir : ce n’est JAMAIS pour une heure ou deux.

A 11h, (deux heures de petit déjeuner) Naïma me dit : " on va dire au revoir ". Retour, donc, dans la maison de la première fête. Là, on nous installe dans un tout petit salon, avec télé à fond. C’est là que mon véritable calvaire commence. Outre le fait que PERSONNE ne m’a adressé la parole pendant 2h et demi, je commence à comprendre que ce n’est pas un au revoir comme je l’entends moi…

A 1h30, donc, le thé et les gateaux arrivent… Naïma me dit : " on prend le thé et on s’en va ". Bon, tout n’est pas perdu…

A 2h30, personne ne m’ayant encore rien dit ni demandé (à leur décharge, ils ne parlent pas vraiment français… et les seuls qui parlent sont des hommes…), JE DECIDE D’ALLER PRENDRE L’AIR

 

Ben Guerir… faites un détour… pour ne pas le voir !

A 2h40, un cousin me rattrape et me demande de revenir à la maison !

A 2h45, Naïma me demande si tout va bien… Mais comment lui expliquer ? Je vois que ça ne lui a même pas traversé l’esprit de me poser la question de savoir si j’avais quelque chose à faire aujourd’hui, si je voulais rentrer ou autre. Je suis leur otage, avec ma voiture !

A 3h, le repas se met en place. Les filles pleurent sans arrêt, elles me réclament de partir, l’une après l’autre. Ca prend des proportions… On ne bouge toujours pas.

A 3h15, Naïma me dit : " on prend le repas et on s’en va "… Ce que nous faisons, enfin !!! J’attends le dernier quartier de mandarine de Lila, et annonce un " yalla ! " très courageux.

A 4h30, je suis à la maison, épuisée, après avoir raccompagnée Naïma et Khadija…

Epilogue : Pour ne pas laisser une mauvaise ombre planer sur cette fête, j’ai voulu faire la paix avec khadija… Je lui dis donc que je suis désolée pour son caftan etc… et là, elle m’explique

  1. que ce n’est pas le chien qui a mangé sa robe, mais la robe qui s’est prise dans la roue de la voiture
  2. que ce n’est pas à moi qu’elle en voulait, mais à Naïma qui ne l’avait pas aidée à descendre avec son bébé et son sac dans la voiture, et que c’est sur elle qu’elle criait…

 

En tous cas, c’était une belle fête, hein Papy ?

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